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Relations entre oculomotricité, caractéristiques physiques des images ou des films et activités sémantiques.

Laurent Sparrow, URECA, Lille 3

jeudi 13 juin 2013 à 13h30

salle B014 - Copie des transparents


Mes thématiques de recherches initiales concernaient essentiellement l’étude du langage écrit : comment apprenons nous à lire, pourquoi certains éprouvent des difficultés à lire correctement, comment notre cognition reconnait les mots et à quelle vitesse...Mais ces comportement sont compliqués à analyser finement étant donné leur caractère hautement automatisé : le cerveau est capable de reconnaitre un mot en quelques dizaines de millisecondes sans que l’on soit conscient des activités mises en œuvre (et parfois même, du résultat de cette reconnaissance). En utilisant l’enregistrement des mouvements oculaires, il devient possible d’avoir une idée plus précise sur la façon dont ces évènements se déroulent. En étudiant comment le regard cherche l’information pertinente pour réaliser une activité particulière nous arrivons à modéliser les grandes étapes de la reconnaissance visuelle des mots. C’est à partir de ce moment-là que nous nous sommes rendu compte que des activités que l’on imaginait bien distinctes, comme la motricité et le langage, étaient très intimement liées. Nous présenterons des résultats expérimentaux mettant en évidence ces interactions. Par exemple, comment la saillance visuelle ou dynamique est capable d’influencer les activités sémantiques et inversement, comment la cognition peut prendre le contrôle de la motricité. A partir de ces recherches, de nouvelles questions sont apparues : à partir des caractéristiques visuelles de bas niveau des images, une classification sémantique est réalisée très rapidement par la perception, de la rétine aux aires corticales, de telle sorte qu’une partie de l’image est déjà interprétée, alors qu’elle est encore en cours de traitement par les réseaux de neurones. Des recherches interdisciplinaires, combinant les sciences cognitives, l’informatique et le traitement du signal, permettraient de mieux comprendre ces phénomènes.