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séminaire des doctorants de 1ère année et masters recherche

Hendi Hayder, Christopher Herbez, Christopher Jankee et Jean-Christophe Kucwaj.

jeudi 26 juin 2014 à 10h00

salle B014


Christopher Jankee, Université Nice Sophia Antipolis, Stage recherche M2, LISIC / TVES, Étude à l’aide d’une simulation informatique multi-agents visant à saisir les conséquences de la réforme des aéroports pour les territoires

Depuis la réforme aéroportuaire de 2004 et 2005, le marché est en pleine mutation. À partir d’une modélisation et d’une simulation informatique multi-agents à base de théorie des jeux spatiaux et évolutionnaires, nous analysons les conséquences pour les différents acteurs : compagnies aériennes, gestionnaires d’aéroports et par extension les territoires ; de la mise en place de stratégies concurrentielles ou coopératives pour les aéroports régionaux et décentralisés. sont exclus les aéroports internationaux gérés par l’entreprise Aéroports de Paris (ADP).

Hendi Hayder ; Mise en œuvre d’un Système d’Aide à la Construction de Solutions Informatiques pour la Logistique Basé sur les Ontologies et la Logique de Description.

Nos travaux ont pour objectif principal d’assister les experts logisticiens dans la mise en place de solutions informatiques flexibles pour la résolution de problèmes liés à l’optimisation de la chaîne logistique. Pour ce faire, nous partons du fait que ces experts connaissent leur métier mais ne sont pas forcément des spécialistes en informatique ou en recherche opérationnelle.

Nous proposons donc la mise en place d’un système semi-automatique permettant la génération de ces solutions informatiques. D’un point de vue informatique nous supposons l’existence d’un ensemble de services web qui implémentent les solutions aux principaux problèmes liés à l’optimisation des activités d’une chaîne logistique. Il s’agit donc principalement d’assister l’expert logisticien pour la combinaison de ces services de façon automatique en partant d’une expression de besoins exprimés par le vocabulaire du logisticien.

Notre approche consiste donc en une explicitation des connaissances (surtout de la sémantique) liées à la logistique. Ces connaissances seront reliées à des connaissances concernant la problématique d’optimisation qui sont elles même reliées à d’autres connaissances associées aux services web qui implémentent la résolution de problèmes d’optimisation. Toutes ces connaissances sont représentées par la logique de description formant ainsi des ontologies compréhensibles et manipulables par des programmes informatiques.

Dans cet exposé nous décrivons donc les trois ontologies : l’ontologie de la logistique, l’ontologie de l’optimisation et celle des logiciels implémentant les techniques d’optimisation. Nous montrons également les liens existants entre ces trois ontologies et décrivant finalement l’architecture de la plate-forme logicielle à mettre en place pour la construction d’un système d’aide au déploiement de solutions informatiques pour la logistique.

Christopher Herbez, Intégration du partitionnement de graphes pour une restructuration efficace de la hiérarchie DEVS.

Face à des simulations de plus en plus gourmandes en temps et de plus en plus grandes, il est nécessaire de mettre en place des procédés permettant d’y remédier. Nous nous proposons, dans le cadre de ce séminaire, d’intégrer le partitionnement de graphes au modèle de simulation DEVS dans le but de restructurer efficacement la hiérarchie qui le compose.

Une simulation au sens DEVS possède une structure fortement hiérarchique, elle se compose d’une hiérarchie de modèles couplés qui peuvent eux mêmes se composer de modèles couplés et ainsi de suite. Une approche de la simulation DEVS consiste à supprimer cette hiérarchie afin de diminuer les pertes de temps liées aux échanges d’informations entre les niveaux de la hiérarchie. Cette suppression donne naissance à une représentation dite "à plat" de la simulation, représenté sous forme d’un graphe orienté où chaque nœud représente un simulateur et chaque arc le lien qui les unis. Dans le cadre de nos travaux, nous proposons de réaliser un partitionnement de ce graphe dans le but d’en obtenir un découpage efficace, au sens de la minimisation d’un critère appelé "fonction objectif". Le but de cette démarche est de reconstruire une hiérarchie à 2 niveaux où le transfert d’événements entre les modèles des différentes parties est minimisé. L’objectif final est de mettre en place une parallélisation efficace des calculs qu’engendre la simulation afin d’en réduire significativement le temps.

Le but de ce séminaire est de présenter l’impact de cette restructuration sur les temps de simulation, et de faire un bref état de l’art sur la méthode de partitionnement choisie ainsi que sur les améliorations qui y ont été apportées.

Jean-Christophe Kucwaj, Traitement des signaux GNSS appliqué à l?altimétrie par Interference Pattern Technique

La réflectomètrie GNSS (GNSS-R) utilise les signaux en provenance des satellites de radionavigation comme signal d’opportunité. Lorsque un signal GNSS est réfléchi sur une surface, de nombreuses informations peuvent être extraite par comparaison avec le signal direct comme que le taux d’humidité ou la rugosité du sol. L’altimétrie appliquée à la surveillance du niveau des eaux et de la couverture neigeuse est aussi une application possible. L’un des travaux réalisés durant cette première année de thèse a été consacré à une méthode de mesure GNSS-R appliqué à l’altimétrie : l’Interference Pattern Technique (IPT). Les signaux GNSS directs et réfléchis sont perçus par un système radar bi-statique composé de deux antennes de réception, respectivement pour le signal direct et le signal réfléchi. Le rapport signal à bruit issu de la combinaison du signal direct et réfléchi, en provenance d’un même satellite, présente des oscillations dont la fréquence est proportionnelles à, d’une part, la variation de l’élévation du satellite durant l’observation et, d’autre part, la hauteur entre la surface de réflexion du signal réfléchi et les deux antennes. Il est nécessaire d’effectuer des observations suffisamment longues de manière à pouvoir observer une importante variation en élévation et ainsi disposer d’un maximum de période d’oscillation pour être en mesure d’estimer la fréquence d’oscillation du rapport signal à bruit avec exactitude. On parle ici d’observation s’effectuant sur plusieurs heures pour un précision centimétrique.

Durant cette présentation nous exposerons une méthode innovante de calibration des signaux GNSS permettant de s’affranchir de la nécessité d’observer une variation d’élévation importante et diminuer le temps d’observation nécessaire pour une mesure par IPT, tout en conservant une précision centimétrique concernant la hauteur entre la surface de réflexion et le dispositif expérimental.